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Accueil » Critiques » Petits crimes du temps jadis
Petits crimes du temps jadis Critique de
Petits crimes du temps jadis
par Jacques Baudou
chez Le Masque (Librairie des Champs Elysées)
1 septembre 2001
» voir la fiche bibliographique
par
Yves Lignon
Ses autres critiques
Du bon et du mauvais Septembre 25, 2001

Pour une fois je viens donc de lire, dans "Petits crimes...", deux pastiches ceux de P.Gayot et J.P. Croquet . Oh Richard D. Nolane, auteur et traducteur, que ne ferais je pas par amitie pour toi...



Le premier (Gayot) m'a paru lamentable. Bien sur quand on connait
l'histoire reelle du fait divers (*) on peut pardonner a une oeuvre de
fiction une foultitude d'a peu pres (qui sautent ici aux yeux sans doute
a cause de la faiblesse du style (**) meme pas camouflee par le pedantisme
) mais il est detestable de lire mot pour mot la copie d' extraits
d'articles paru dans "Midi Libre" du 3 au 5 octobre 1975 sans la moindre
citation des sources. C'est du plagiat non ?



L'intrigue m'a semblee se reduire a un squelette que des cables tiennent
debout. Encore un coup de Moriarty c'est trop facile non ? Meme s'il est
un element indispensable a la structure du mythe le personnage n' est
vraiment archetypique que quand on regarde le Canon de l'exterieur.



A lire la note de presentation l'auteur semble se prendre pour un grand
auteur, un de ceux qui n'etudient pas une documentation puisque la
feuilleter suffit a leur talent et peuvent se permettre de bacler un inedit
( combien d'inedits en tout dans le volume ?) quand un copain vous le
demande. "Passe donc la rhubarbe meme si elle n'est pas tres fraiche et des
que tu auras la responsabilite d'une future anthologie tu pourras penser a
moi pour le sene".



Le ton suffisant des premieres lignes (entre autres) de cette note de
presentation me rappelle le temps ou, provincial toulousain preparant dans
mon coin quelques petites choses pour celebrer le centenaire de la parution
de STUD et m'adressant a la tache qui suit la seconde, je lisais, tout de
meme ebahi, une reponse m'expliquant que quand on veut s'adresser a des
Specialistes il faut d'abord apprendre a y mettre les formes convenables.



Par contre la nouvelle de JP Croquet m'a semblee reellement impregnee de et
inspiree par l'univers canonique
(particulierement peut etre les deux
premiers recueils de nouvelles qu'en pensez vous ?) notamment au moment de
la chute. Et la qualite de l'ecriture a fait que , quoique connaissant le
dossier je suis reste completement indifferent au fait que les deux
misses de Croquet sont assez eloignees de ce qu'etaient reellement ces deux
dignes anglaises (sur les plans notamment de la biographie et de la
psychologie). Un point tout de meme : il est prouve qu'il n' y a pas eu de
fete en costumes (clandestine ou pas) ce jour la a Versailles.






(*)Le meurtre de l'abbe Gelis a Coustaussa (pres de Rennes le
Chateau mais sans aucun lien) le 1 novembre 1897


(**) Pour ne pas aller chercher loin : "C'etait par un apres midi du debut de
novembre alors que la nuit commencait a tomber rendue plus precoce par le brouillard....".
Pourquoi pas : "Henri IV enfourcha son cheval qui etait d'un blanc magnifique
parce qu'on venait de le repeindre". Et encore page 397 :"La petite station desertee
par les curistes". Il y a la confusion entre Rennes le Chateau et sa voisine la
station thermale de Rennes les Bains puis page 398 : "Le Recteur de Rennes les
Bains". Ah bon ? Le Languedoc c'est la Bretagne ? A l'epoque on disait ici, et
en occitan, "lo ritou". Ou bien " La neige tombee depuis la veille donnait a Londres
une allure de carte postale en harmonie avec Noel que toute l'Angleterre fetait".
Encore un effort et les atheniens vont finir par s'atteindre

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