Société Sherlock Holmes de France Bibliographie française de Conan Doyle

L'Association
Qui sommes-nous ?
Statuts
Inscription
Historique
Publications
Réunions
Expositions
Boutique
Dons
Contact

Forums

Travaux
Articles (90)
Critiques (581)
Fictions (118)

Outils
Bibliographie (3613)
DVDthèque (211)
Encyclopedia (4645)
Argus (2184)
Recherche canonique


Et en anglais...
Encyclopedia (4645)
Arthur Conan Doyle
   Biography
   Chronology
   Complete Works
Sherlock Holmes
   Canonical search
   Stories
   Characters
   Sherlockiana
     Definition
     Studies
     Scholars
   Adaptations
     on Paper
     on Screen
     on Stage
     on Radio
   Sherlockian FAQ
Search Encyclopedia



Accueil » Critiques » Le diable du Crystal Palace
Le diable du Crystal Palace Critique de
Le diable du Crystal Palace
par Fabrice Bourland
chez 10/18
1 avril 2010
» voir la fiche bibliographique
par
Max B.
Ses autres critiques
Quand le populaire s'allie à l'érudition Avril 18, 2010

Qu'on se le dise, ce quatrième roman de Fabrice Bourland n'est pas un pastiche holmésien. Il a cependant, à mon sens, place dans cette rubrique, car y plane, outre un ptérodactyle, l'ombre d' Arthur Conan Doyle. Sa veuve (nous sommes en 1936) est amie avec les deux protagonistes, et l'action se place sous le signe du "Monde perdu".
Nous retrouvons dans ce bouquin les deux détectives canadiens Andrew Singleton et James Trelawney, héros précédemment de "Le fantôme de Baker Street" et de "Les portes du sommeil", dissemblables de Holmes/Watson en ce que le narrateur, Singleton, est le plus brillant, allant donc à l'encontre de ce qui est commun dans les nombreux duos bâtis sur le même schéma.
Dans ce courant du polar "historique", l'abondance des détails destinés à ancrer fermement le récit dans son époque est souvent pénible et on a parfois l'impression désagréable de visiter une exposition. Ce n'est pas le cas ici, loin de là, même si les références et les clins d'œil abondent, sans pour autant apesantir le récit, références entre autres à ACD, sa vie, son œuvre, et notamment au "Monde perdu", au roman populaire (savant fou et futur maître du monde). Ce récit se retrouve de fait doublement structuré, et même légitimé, à la fois dans la réalité historique et dans la réalité fictionnelle(si on me pardonne de rappeler que l'œuvre de ACD est une fiction).
Comme ACD, Bourland a ses untold stories, "Le chevalier de la mort verte", "L'estropiée de Lambeth", "Le marais de la dame blanche", et il semble qu'elles resteront, tout comme chez ACD, non-racontées.
En bref, ce récit assemble les charmes et les outrances du roman populaire à une solide documentation et une érudition à toute épreuve. Pari difficile, mais gagné par Fabrice Bourland dans ce roman dans lequel il a su trouver un subtil équilibre entre ces deux composantes. On en redemande !!
Le meilleur Fabrice Bourland, bien sûr. Une petite note en bas de la page 265 annonce peut-être une suite....qui ne semble pas dans les projets de Fabrice Bourland, du moins ceux qu'il a bien voulu nous confier, lors de son interview à lire dans la rubrique ad hoc.

---

© Société Sherlock Holmes de France
Toute reproduction interdite