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Accueil » Articles » Titanic: Correspondances entre Conan Doyle et Bernard Shaw
par
Bernard Oudin
Titanic: Correspondances entre Conan Doyle et Bernard Shaw Mars 1, 1997

Ci-dessous, Bernard Oudin, membre SSHF, dévoile la correspondances entre Conan Doyle et Bernard Shaw à propos de la catastrophe du Titanic.

Le 14 mai 1912, le journal Daily News and Leader fit paraître la lettre suivante de Bernard Shaw sous le titre "Quelques considérations morales occultées" :

On pouvait s'attendre à ce qu'une nation moderne, confrontée à une grande catastrophe, réagisse par des flots de pleurs, de prières, de sympathie pour les victimes, de félicitations pour les rescapés, à ce qu'un sentiment purificateur de peur et de pitié s'exprimât sous une forme poétique. Pourquoi faut-il que l'émotion se manifeste par une explosion de romanesque outrageusement mensonger, au mépris du Destin inexorable et du fait incontournable ?

Quelle est la première exigence du romanesque dans un naufrage ? C'est le cri "Les femmes et les enfants d'abord !" Aucun homme n'est sensé monter dans un canot de sauvetage tant qu'il reste une femme et un enfant sur le navire condamné. Personne ne s'est demandé comment des bébés et des femmes les tenant dans les bras pourraient à eux seuls ramer et manoeuvrer un canot. La réaction d'une femme sensée qui refuserait de monter dans un canot oû il n'y aurait pas assez d'hommes n'a pas non plus été envisagée. " Les femmes et les enfants d'abord ! ", c'est la formule romanesque. Jamais le choeur solennel vantant l'application stricte de ce principe par les héros du Titanic n'a eu des accents plus sublimes que dans les journaux contenant par ailleurs le premier compte-rendu du naufrage par une des rescapés, Lady Duff Gordon. Elle raconta comment... Inscrivez-vous gratuitement pour lire les articles en entier.




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