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Roland de Lassus

Le 14 juin 1594 est mort Roland de Lassus (ou Orlando di Lasso, Orlande de Lassus ou encore Roland Delattre), le compositeur de l'école franco-flamande (Renaissance). Dans Les Plans du Bruce-Partington, pendant la troisième semaine de novembre 1895, alors qu'un épais brouillard jaune était tombé sur Londres, Sherlock Holmes, selon le docteur Watson, s'était mis à travailler, pendant trois jours, sur un sujet devenu sa marotte : la musique au Moyen Âge. De fait, le détective écrivit une monographie sur les motets polyphoniques de Lassus, monographie (Upon the Polyphonic Motets of Lassus) ayant fait l'objet d'un tirage limité, mais à propos de laquelle les experts affirment qu'elle a épuisé le sujet.


Jerome K. Jerome

Le 14 juin 1927 est décédé Jerome K. Jerome, l'écrivain anglais, ami de Sir Arthur Conan Doyle avec qui il jouait au cricket.


G. K. Chesterton

Le 14 juin 1936 est décédé G. K. Chesterton, l'écrivain anglais, auteur des aventures de Father Brown, qui était un grand lecteur de Sherlock Holmes, et qui a écrit à plusieurs reprises son admiration pour Sir Arthur.


Henry Mancini

Le 14 juin 1994 est décédé Henry Mancini, le compositeur américain de musiques de films qui a composé celles du dessin animé Basil, détective privé (1986) et du film Without a Clue (1988).


Jorge Luis Borges

Le 14 juin 1986 est décédé Jorge Luis Borges, le poète érudit holmésien. Auteur argentin, Jorge Francisco Isidro Borges Acevedo (1899-1986) est l'un des écrivains majeurs du XXe siècle. Fils d'un avocat et professeur de psychologie et d'une traductrice, Jorge Luis Borges se distingua très jeune tant pour sa passion pour la lecture et les labyrinthes, que pour sa terreur à l'égard des miroirs et des tigres.
Après avoir collaboré, dès après la Première Guerre mondiale, à plusieurs revues littéraires argentines, il publia de nombreux ouvrages relevant de genres différents, à savoir des critiques littéraires, des romans, des recueils de nouvelles (dont les célèbres Fictiones en 1944 et El Aleph en 1949) et de poésie, des essais et plusieurs anthologies, la majorité d'entre elles avec son ami et collaborateur, Adolfo Bioy Casares.
Sa reconnaissance internationale date de 1961, quand il reçut, avec Samuel Beckett, le prix Formentor de l'International Publishers Prize, qui lui valut d'être traduit et célébré dans le monde entier. Il passa d'ailleurs les quinze dernières années de sa vie à voyager en donnant des conférences tant en Argentine qu'en Europe et aux États-Unis (on ne peut que conseiller, pour leur érudition et leur clarté, les conférences données à Buenos-Aires en 1977 et 1978 et publiées chez Folio-Essais en 1985), recevant à cette occasion d'innombrables prix et distinctions : il fut ainsi, sans aucun souci d'exhaustivité, fait docteur honoris causa des universités d'Oxford, de Cambridge, d'Harvard, de Columbia, de Paris-Sorbonne et de Porto Rico ; il reçu le National Prize for Litterature, le prix Cervantès en Espagne en 1980, le prix Olin Yolitzi à Mexico, le prix Cino del Duca à Paris, où il fut fait commandeur des Arts et Lettres et de la Légion d'honneur, mais ne reçut jamais le prix Nobel de littérature, alors que son nom figurait chaque année dans la liste des favoris... Devenu aveugle à la suite d'une maladie héréditaire et progressive depuis 1955, il mourut d'un cancer à Genève, où il fut enterré, en 1986.
L'œuvre de Jorge Luis Borges, si on peut la résumer, est marquée par l'extraordinaire érudition de son auteur, son sens du dérisoire et notamment de la mise en abîme – sens exacerbé par la passion de l'auteur pour les labyrinthes – et par une écriture au fond assez simple, mais extraordinairement précise, non dénuée d'une ironie subtile.
Si Borges a aujourd'hui sa place dans notre calendrier holmésien, c'est en raison de sa passion pour les romans policiers en général, et notamment pour Sherlock Holmes.
En effet, parmi les auteurs ayant le plus marqué Borges, avec notamment Dante, Cervantès, Walt Whitman et Kafka, figurent Edgar Allan Poe et Gilbert Keith Chesterton, dernier auteur à propos duquel il écrivit plusieurs articles (voir d'ailleurs sa conférence Le Roman policier, Conférences, Folio-Essais, 1985, p. 188 et s., où une place centrale est donnée à Chesterton).
Il est d'ailleurs à noter, d'une part, que Borges et Bioy Casares publièrent en 1942, sous le pseudonyme de Honorio Bustos Domecq (les noms de leurs arrière-grands-pères), un recueil de nouvelles policières parodiques, Seis Problemas para Don Isidro Parodi, en 1944 (dans lesquelles le détective, Don Isidoro Parodi, a la caractéristique peu commune de résoudre les énigmes qui lui sont posées alors qu'il est en prison, par la seule force de ses raisonnements ; pour une pénétrante analyse de ce recueil, voir Le Surhomme en prison, le chapitre qui lui consacré par Umberto Ecco dans De Superman au Surhomme, Grasset, 1983, p. 170 et s.), un court roman policier, Un modelo para la muerte, sous le nom de Suarez Lynch ainsi que deux recueils, en 1943 et en 1951, des meilleures nouvelles policières.
D'autre part, on retrouve dans le reste de l'œuvre de Borges des traces de cet intérêt pour les romans policiers, par exemple dans Fictions, recueil dont deux nouvelles au moins sont considérées comme policières (dont Le Jardin aux sentiers qui bifurquent, toujours présentée comme policière, y compris par Borges lui-même, alors qu'il s'agit plutôt de l'histoire d'un crime dans un contexte d'espionnage, sans véritable enquête ; cette nouvelle fut pour la première fois traduite en anglais par Anthony Boucher). Pour plus d'informations sur ce thème, voir J.-F. Guérault, Jorge Luis Borges et le roman policier, Revue 813, Les Amis de la littérature policière, n°81, octobre 2002, p. 5 et s.
En revanche, dans cet article, J.-F. Guérault parvient à passer totalement sous silence l'intérêt particulier de Jorge Luis Borges pour Sir Arthur Conan Doyle et Sherlock Holmes, cette omission pouvant être considérée comme un tour de force tant cet intérêt est patent. Ainsi, dans son article, Guérault cite-t-il la publication, par Borges et Casares, de leur première anthologie policière : « En 1943, en collaboration avec Bioy Casares, [Borges] publie l'anthologie Les Meilleures nouvelles policières. Et en effet, ils font les choix les plus judicieux ! Les seize histoires sont des meilleurs auteurs : Edgar Allan Poe, G. K. Chesterton, Ellery Queen, Anthony Berkeley, Jack London, etc. On peut y noter deux écrivains de langue française, Georges Simenon et Guillaume Apollinaire. Le livre connaît un grand succès. »
De façon surprenante, Guérault ne cite donc pas la traduction en espagnol, effectuée par Borges et Casares eux-mêmes, dans ce recueil intitulé Los Mejores Cuentos Policiales, de La Ligue des rouquins, une traduction pourtant d'une telle qualité qu'elle fut publiée dans le Baker Street Journal (La Liga de Los Cabezas Rojas, BSJ, old series, vol. 2, n°3, 1947, p. 291 et s. ; au passage, en la lisant, on reconnaît le style et les obsessions de Jorge Luis Borges, la référence au « problème très simple de Mlle Mary Sutherland » du début de la nouvelle étant remplacée par « el sensillismo problema del laberinto extraviado », autrement dit « le problème très simple du labyrinthe égaré » !).
De même, alors qu'il parle longuement des références au genre policier dans Fictions, J.-F. Guérault, ne relève pas la référence faite au Canon dans la nouvelle L'Approche d'Almotasim : « Ces romans policiers qui inévitablement dépassent John Watson et vont perfectionnant l'horreur de la vie humaine au cœur des plus irréprochables pensions de Brighton » (page 33 dans le recueil publié chez Folio en 1974).
Enfin, et surtout, il faut souligner que Jorge Luis Borges a publié, dans Los Conjurados en 1981, un superbe poème consacré au maître des détectives, simplement appelé Sherlock Holmes. Nous le reproduisons ci-après dans sa traduction française parue en 1988 chez Gallimard :
Enfin, il est à noter qu'en raison de ces nombreuses références holmésiennes, une nécrologie de Jorge Luis Borges fut publiée après sa mort (survenue le 14 juin 1986) dans le Baker Street Journal, dans la rubrique Stand with me here upon the terrace... (vol. 36, n°4, décembre 1986, p. 238), prouvant ainsi qu'il était considéré par les Baker Street Iregulars, à juste titre, comme un sherlockien à part entière (T. S. Eliot avait également été cité dans cette rubrique lors de sa mort en 1965, pour la même raison).


Les anniversaires publiés dans l’IDN et le calendrier de la SSHF sont le fruit de longues recherches de Thierry Saint-Joanis, président de la SSHF. Toute reprise, même partielle, de cette liste, sera considérée et traitée comme un plagiat. Pour toute utilisation de ces données, merci de le contacter.

 


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