The Hound of the Baskervilles (avec Peter Cushing 1968)

Un article de Sherlock Holmes Encyclopedia.

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Image:PeterCushing_SherlockHolmesTV1968.JPG‎

La première partie du téléfilm présente, du point de vue du spectateur de 2008, des atouts et des défauts.


Les atouts.

On y voit, jouée par les acteurs, la partie préalable à la visite du docteur Mortimer au détective de Baker Street. C'est à dire que Sir Charles Baskerville et ses hôtes (Mortimer, Stapleton...) passent une soirée ensemble, suite à laquelle Sir Baskerville se rend au rendez-vous fatal que nous savons, lequel est filmé. C'est assez rare dans les adaptations filmées pour être signalé. Et j'ai aimé. Cela pour dire, également, que l'intrigue est fluide, vive, que l'histoire avance vite.


Autre point sympathique, Peter Cushing est excellent, ludique, tout au moins peut-on le voir ainsi au début (il taquine Watson, son "conducteur de lumière" qui n'en est pas une, lumière), presque lancer un regard complice au spectateur. Est-ce une volonté de rattrapage par rapport à la version précédente du chien qu'il avait jouée pour Terence Fisher, bien plus sérieuse ? En tout cas cela fait plaisir à voir !

Nigel Stock est un bon Watson, en tout cas pas la "cruche" incarnée par Nigel Bruce dans la série des Sherlock Holmes avec Basil Rathbone.


La lande, maintenant, et les paysages, le manoir, sont naturels, et superbes. Et c'est un breton qui connaît la lande qui vous le dit !


Des défauts ?

Tout cela a déjà passablement vieilli, mais j'aime, quant à moi, ce jeu d'acteur hérité du théâtre des séries anglaises des années 60 et 70.


L'image "brillante" (par opposition au mat), peu dissociable des tournages intérieurs, contraste trop avec l'image mate des extérieurs. C'est un problème technique de ces années là je pense... Dommage.



La deuxième partie du téléfilm se voit aussi avec plaisir


Bon, la grotte où Sherlock Holmes se cache est un peu de carton pâte... C'est flagrant et cela met un petit bémol à mes commentaires précédents sur le paysage...


Deux autres points intéressants, selon moi


L'épisode, les deux épisodes en fait, s'attachent à des aspects sur lesquels les adaptations habituelles passent vite : la relation entre les Stapleton mari et femme, la ressemblance entre le tableau de Sir Hugo et Stapleton, les jeux, les échanges entre Sir Henri et le docteur Watson. Cela est montré sans longueurs, et marque une particularité de cette version.


Image:Gary_raymond_Henry_baskerville_hound_baskervilles_cushing_1968_cushing.jpg

Gary Raymond (avec Cushing ci-dessus) joue un très très bon Sir Henry Baskerville ! C'est peut-être le meilleur acteur du lot, qui joue "juste" dans son côté "américain", naturel... Une révélation pour ce qui me concerne, ce qui montre surtout mon inculture puisque le bougre a par ailleurs une filmographie assez glorieuse.



--Manurennes 12 juin 2008 à 12:11 (CEST)