O Xangô de Baker Street
Un article de Sherlock Holmes Encyclopedia.
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[modifier] Autres titres
- The Xango from Baker Street (International)
[modifier] Fiche technique
- 2001
- Brésil
- Sky Light / Columbia TriStar Films
- 2h
[modifier] Distribution
- Sherlock Holmes : Joaquim de Almeida
- Dr. Watson : Anthony O'Donnell
- Sarah Bernhardt : Maria de Medeiros
- Insp. Mello Pimenta : Marco Nanini
- Barone Maria LuÃza : Cláudia Abreu
- Empereur Pedro II : Cláudio Marzo
- Dr Saraiva : Emiliano Queiroz
- Esperidiana : LetÃcia Sabatella
- Juge : Jô Soares
- Marquis de Salles : Marcello Antony
- Miguel : Caco Ciocler
- Ana : Thalma de Freitas
- Freira : Denise del Cueto
- Dr. Saraiva : Emiliano Queiroz
- 2e victime : Maria Ribeiro
- 3e victime : Christine Fernandes
- Haroldo : Ary França
- Pai-de-santo : Clementino Kelé
- Policeman : André Mattos
- Empress Teresa Cristina : Martha Overbeck
- Tailleur : Antonio Pedro
- Mukumbe : Antônio Pompêo
- Réalisateur : Miguel Faria Jr.
- Producteur : Tino Navarro
- Scénaristes : Miguel Faria Jr. / PatrÃcia Melo
- Photographie : Lauro Escorel
- Musique : Edu Lobo
[modifier] Photos
[modifier] Histoire
Le film se passe à Rio De Janeiro en 1886 et commence par le vol d'un violon Stradivarius qui devait être le présent de sa majesté l'empereur du Brésil à une de ses maîtresses - un crime inoffensif en soi mais qui défie les autorités et, bien plus important, embarrasse grandement l'empereur. Sur les conseils de Sarah Bernhardt, qui est en tournée triomphante en Amérique du Sud, on demande au grand Sherlock Holmes de venir de Londres pour résoudre cette affaire. Mais le temps qu'il arrive, les événements ont pris un mauvais tour, car une série de meurtres effroyables s'abattent sur la ville -- toutes les victimes sont de belles jeunes femmes. Dans chaque cas, le tueur laisse sa signature : un bout de peau arraché, et une corde de violon enchevétrée dans les poils pubiens des victimes.
Holmes et Watson se mettent immédiatement sur la piste du tueur, mais bien que le détective réussisse à inventer le terme "tueur en série" ses puissantes capacités de déduction ne le mènent guère loin. Déconcentré par le charme des tropiques, par quelques dérangements digestifs et par les atouts d'une fort jolie actrice, Holmes se retrouve dans un brouillard bien plus épais que celui de Londres...
[modifier] Notes
Diffusé dans les salles brésiliennes à l'ouverture du festival de Rio. Le scénario est basé sur le roman de Jô Soares « Élémentaire, ma chère Sarah ! » (1995, O Xango de Baker Street ou A Samba for Sherlock). Produit par Sky Light Cinema Foto e Art Ltd. (Brésil) et distribué par Columbia TriStar Films. Petite anecdote, Jo Soares à un petit rôle dans le film, on l'aperçoit brièvement en juge. Le film a été diffusé à l'ouverture du Festival de Rio et est sorti officiellement le 26 octobre 2001.
Sherlock Holmes est interprété par Joaquim de Almeida (connu pour son rôle du méchant 'Bucho' dans "Desperado" avec Antonio Banderas, ou dans le film français "Chiens et Loups" d'Alexandre Arcady). Watson est joué par Anthony O'Donnell et Sarah Bernhardt par Maria de Medeiros (Fabienne dans "Pulp Fiction"). Le film a été tourné durant 12 semaines à Londres, Rio de Janeiro et au Portugal !
[modifier] Avis
Un film d’anthologie (du ridicule) ! Quand on a lu le « Elémentaire ma chère Sarah » dont est très fidèlement tiré ce film, on ne peut pas en attendre quelque chose de bien… Et on a raison ! C’est toutefois… extraordinaire.
J’ai vu ce film en VO, c’est à dire en Portugais, Anglais et Français, ce qui est un (bon) point curieux mais qui confine au réalisme pour le langage des personnages selon leurs origines. Les décors et paysages sont intéressants, les ambiances travaillées, et en même temps pas si loin de la nullité d’une telenovela, quand par exemple telle courtisane se met à se déhancher sur une samba jouée au piano par un domestique noir « mais » cultivé.
Nous retrouvons un Holmes nullissime (avec qui plus est un acteur peu crédible dans le rôle, Joaquim de Almeida qui n’a pas du tout le physique du personnage) et pourtant invité par les autorités Brésiliennes, sur les conseils de Sarah Bernhardt (ah ! la charmante Maria de Medeiros !), et un Watson fade et réac’ qui ne la regarde même pas : tout se perd ! L’enquête (le mot est fort) se déroule dans les milieux intello-artistico-courtisans. L’intrigue est un prétexte pré-Jack L’éventreur, qui nous permet de suivre ce duo bien peu crédible, Sherlock Holmes, au dessous de tout, ne supportant ni le cannabis local (il rate ainsi une chance de perdre sa, heu… son « honneur » dans le livre, à mon souvenir, mais y réussit fort bien dans le film), ni la nourriture, et là il perd à jamais toute la contenance Victorienne qu’on aurait digestivement pu attendre du héros. Autre scène d’anthologie, celle d’un Sherlock Holmes embarqué par la police pour outrage aux mœurs quand il se fait chevaucher par la belle dans un parc public. N’oublions également pas un piteux duel au violon devant la cour royale. Rien dans tout cela ne vient rappeler un humour non-sense anglais comme d’autres parodies (celle de John Cleese ou celle de Gene Wilder par exemple) ont pu tirer du héros canonique. Je passe également sur une scène d’autopsie qui tourne au rugby, le foie faisant office de ballon, devant le père de la victime…Sans parler des cordes de violon retrouvées sur le pubis de chaque victime de l’assassin en série.
Tout cela au point que j’en arriverai presque à conseiller, non pas de voir, mais au moins d’avoir vu une fois ce film, juste pour savoir à quel point il est possible de gâcher sinon un concept, tout au moins de la pellicule. Je met toutefois un avis 50/50, parce que, vraiment, il fallait oser tout cela. Etonnant non ?!
Manu Baranovsky--Manurennes 27 octobre 2007 Ã 00:00 (CEST)





