John H. Watson

Un article de Sherlock Holmes Encyclopedia.

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Sommaire


[modifier] Apparence physique

Watson est un homme de taille moyenne, costaud, à la mâchoire carrée, au cou épais, portant moustaches. Sa constitution lui permit d'être un bon joueur de rugby (au club de Blackheath). Mais à son retour d'Afghanistan il était aussi fin qu'une latte, car il avait reçu une balle jézaïle à la jambe et avait ensuite été terrassé par la fièvre enterique.

Apparemment, il est bel homme. Sherlock Holmes vante son charme naturel auprès des femmes. D'ailleurs, il en épousera au moins deux.

Un Watson crédible dessiné par Sidney Paget entre 1891 et 1904 :


[modifier] Ses débuts

John H. Watson est né au début des années 1850. Enfant, il semble avoir vécu en Australie, mais c'est en Angleterre qu'il fait ses études. Il a été dans la même école que Percy Phelps (NAVA). En 1878, il obtient son diplôme de docteur en médecine à l'université de Londres. La même année, il se rend à Netley pour suivre les cours donnés aux chirurgiens de l'armée. Il est alors attaché, comme aide-major, au 5e régiment de Fusiliers de Northumberland en garnison aux Indes.

La seconde guerre d'Afghanistan débute juste avant l'arrivée de Watson à son régiment (les colonnes anglaises entrèrent dans le pays le 21 novembre 1878). En débarquant à Bombay, il apprend que son corps d'armée s'est engagé dans les défilés et qu'il a même poussé très avant en territoire ennemi. Comme plusieurs autres officiers Watson part à la poursuite de son corps. Il parvient sans encombre à Candahar où stationne son régiment. La campagne n'apporte à Watson que déboires et malheurs.

Détaché de sa brigade et ventilé dans le régiment de Berkshire, il participe à la fatale bataille de Maïwand (le 27 juillet 1880) où il est blessé à l'épaule ou à la jambe par une balle jézaïle. Watson n'échappe à l'ennemi que grâce au dévouement et au courage de son ordonnance Murray, qui le jette en travers d'un cheval de bât et le ramène dans les lignes anglaises. Brisé par les souffrances et affaibli par de longues privations subies pendant la campagne, il est transporté à l'hôpital de Peshawar. Là, il guérit assez vite.

Le jour où il retrouve assez de forces pour se lever, il est terrassé par la fièvre entérique. Durant des mois, on désespère de le tirer d'affaire et quand enfin il recouvre ses sens et entre en convalescence, il est si faible et si amaigri qu'une commission médicale décide son rapatriement immédiat. Il embarque sur le transport de troupes Orontes et pose le pied, un mois plus tard, sur la jetée de Portsmouth.

Il n'a en Angleterre ni parents ni amis. Subissant naturellement l'attraction de Londres, il s'installe dans un hôtel privé du Strand où il mène une existence sans but et sans confort. Il dépense très libéralement et perd la moitié de sa pension dans les courses de chevaux. Bientôt, sa situation financière devient alarmante et il doit choisir entre se retirer à la campagne ou changer du tout au tout son train de vie. Il préfère la seconde solution et quitte l'hôtel pour un endroit moins fashionable et moins coûteux.


[modifier] La rencontre avec Sherlock Holmes

Le jour où il prend cette grande décision, il va boire un verre au Criterion Bar. Quelqu'un lui touche l'épaule et il reconnaît l'ex-infirmier Stamford, qu'il a eu sous ses ordres à l'hôpital St-Bartholomew. Stamford n'avait jamais été un ami, mais ce jour-là Watson l'accueille avec chaleur. Dans l'exubérance de la joie, il l'invite à déjeuner au Holborn. Il lui raconte ses déboires et aborde le sujet de sa quête d'un appartement bon marché. Stamford s'étonne d'entendre cela pour la seconde fois dans la journée. En effet, un homme de sa connaissance travaillant actuellement à l'hôpital St-Bart's, au laboratoire de chimie, se plaint justement de ne pas trouver avec qui partager un bel appartement qu'il a déniché, car il est trop cher pour lui seul. Watson saute sur l'occasion afin d'apaiser sa solitude et demande à rencontrer cet homme, un certain Sherlock Holmes.

Après le repas, les deux hommes se dirigent vers l'hôpital. Chemin faisant, Stamford fournit quelques renseignements sur le futur co-locataire de Watson. Apparemment, il s'agit d'une sorte de scientifique aux buts incertains mais dont la marotte semble être une science exacte, précise.

Watson est présenté à Sherlock Holmes, qui vient de mettre au point un réactif faisant précipiter l'hémoglobine. Holmes est ravi d'apprendre que Stamford lui a trouvé un co-locataire. Il connaît un appartement dans Baker Street qui ferait très bien l'affaire. Après quelques renseignements sur les éventuelles mauvaises habitudes de chacun, les deux jeunes hommes se donnent rendez-vous le lendemain pour visiter l'appartement.

Celui-ci, sis au n°221b Baker Street, comprend deux chambres à coucher confortables et une grande salle commune bien aérée, garnie de meubles, d'aspect agréable et éclairée par deux larges baies.

Ils concluent le marché sur place et s'installent aussitôt. L'originalité de Sherlock Holmes excite la curiosité du docteur et les premières semaines passées ensemble sont pour Watson un terrain de jeu amusant où il faut découvrir la profession de Holmes.

En mars 1882, l'amitié qui se lie entre les deux hommes est suffisante pour que Watson ait la permission d'accompagner le détective dans une enquête intitulée, par la suite Une étude en rouge...


[modifier] Sa collaboration avec Sherlock Holmes

Bien que Watson pratiquait la médecine, il participa à de nombreuses enquêtes avec son co-locataire, même dans les périodes où il n'habitait plus à Baker Street (ie lorsqu'il était marié).

Souvent le rôle de Watson se limite à l'observation, mais il arrive que Sherlock Holmes lui délègue certaines tâches. Par exemple, dans La Cycliste solitaire, Holmes lui demande de se rendre sur place pour observer le mystérieux cycliste qui suit Violet Smith, malheureusement il se place trop loin de la route pour rapporter des informations vraiment utiles... Dans Le Chien des Baskerville, Holmes l'envoie seul à Dartmoor pour démarrer l'enquête et protéger Sir Henry de la menace qui pèse sur lui. Là encore il n'aura que des reproches. Mais Holmes reconnait que "bien qu'il ne soit pas une lumière, Watson est toutefois un conducteur de lumière... bien qu'il ne soit pas un génie, il a le don de stimuler le génie des autres...". Citons Watson dans L'Homme qui grimpait : "Les rapports qui existaient entre nous à cette époque n'étaient pas ordinaires. Holmes avait ses habitudes : des habitudes strictes et rigoureuses. J'étais devenu l'une de ses habitudes, au même titre que le violon, le tabac fort, la vieille pipe noire, les livres de référence, et d'autres manies peut-être moins avouables. Quand il travaillait sur un cas qui réclamait un travail actif ainsi qu'un camarade en les nerfs duquel il pouvait se fier, j'étais irremplaçable. Mais en dehors de cela, je lui rendais service. J'étais la pierre à aiguiser de son esprit. Je le stimulais. Il pensait à haute voix en ma présence. Non que ses remarques s'adressassent spécialement à moi (la plupart auraient pu aussi bien s'adresser à son matelas), mais néanmoins il avait pris l'habitude de notre duo, et mon silence enregistreur ou mes interruptions étaient autant d'excitants intellectuels. Si je l'irritais par une certaine paresse d'esprit méthodique, cette irritation ne servait qu'à accélérer ses intuitions et à approfondir ses impressions. Je me contentais de ce rôle modeste dans notre association." Holmes ajoutera : "...si je m'alourdis d'un compagnon dans mes diverses petites enquêtes ce n'est ni par sentiment ni par caprice : c'est parce que Watson possède en propre quelques qualités remarquables, auxquelles dans sa modestie il accorde peu d'attention, accaparé qu'il est par celle qu'il voue (exagérément) à mes exploits. Un associé qui prévoit vos conclusions et le cours des événements est toujours dangereux ; Mais le collaborateur pour qui chaque événement survient comme une surprise perpétuelle, et pour qui l'avenir demeure constamment un livre fermé, est vraiment un compagnon idéal".


[modifier] La famille de Watson

Nous ne connaissons que l'initiale du prénom du père de Watson : H. Watson. Il est mort bien avant l'aventure du Signe des quatre (1888). John Watson avait aussi un frère ainé, qui avait plutôt mal tourné. Il était mort peu avant 1888 (SIGN) à cause de la boisson. Watson a été marié au moins deux fois, d'abord à Mary Morstan en 1889 (la cliente de Holmes dans le Signe des quatre) et à une autre femme en 1903, Mary Morstan étant décédé à priori pendant le grand hiatus...


[modifier] Watson et la médecine

Lorsque Watson s'installe à Baker Street avec Sherlock Holmes au début des années 1880, il est fauché. En 1888, après l'affaire du Signe des quatre, Watson se marie et il achète une clientèle dans le quartier de Paddington. Il l'a eu grâce au vieux Farquhar qui avait été un excellent praticien de médecine générale. Quelques années plus tard, vers 1890) Watson et Mary déménagent pour le quartier de Kensington, et il reprend une petite clientèle dans ce quartier. Les patients ne sont pas nombreux alors il a du temps libre pour participer à des enquêtes avec son ami. En 1891, Holmes disparait dans les chutes de Reichenbach. Mary meurt entre 1891 et 1894. Il vend sa clientèle à un jeune médecin, Verner. On ne sait pas bien quelles furent les activités de médicales de Watson dans les années qui suivirent. Mais vers 1902, il rachète une clientèle dans Queen Anne Street, qui eut un certain succès et "n'était pas à dédaigner". Au début de la première guerre mondiale, Watson reprend du service dans son ancien régiment dans les services médicaux.

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